Classes Montessori dans le sud de la France

Octobre 2018

Dans la première école où j’ai travaillé, à Bordeaux, je me souviens de la peur qu’inspirait le nom de Montessori : mes anciens collègues d’élémentaire craignaient que « les enfants arrivant de Montessori ne sachent pas s’asseoir sur des chaises ». Toute l’ineptie du système éducatif français est représentée dans cette affirmation ; comment en est-on arrivé à considérer le fait d’apprendre à s’asseoir et écouter docilement l’enseignant comme un objectif ?

Bien que la pédagogie Montessori soit loin d’être la plus subversive, les a priori à son sujet ne manquent pas : on lui reproche d’être une méthode individuelle qui néglige le collectif, de s’adresser aux classes sociales favorisées et de former des enfants rois. Étudiante, j’avais lu quelques ouvrages de Maria Montessori et j’étais plus ou moins tombée amoureuse de Céline Alvarez – une chercheuse qui s’est inspiré de son travail – mais je n’avais eu que peu l’occasion d’observer un fonctionnement de classe concret. J’ai voulu vérifier la validité de ces idées reçues en allant visiter une école maternelle publique du sud de la France où deux enseignantes ont décidé de s’inspirer de cette méthode.

Le nom de Montessori étant tabou dans l’Éducation Nationale, les enseignantes que j’ai rencontrées ont souhaité que cet article soit anonyme à cause de la pression de l’institution (pour la clarté de l’écriture de l’article, je les appellerai Claire et Gabrielle). Depuis qu’elles ont commencé à transformer leurs classes il y a trois ans, Claire et Gabrielle se sont heurtées à de nombreux obstacles : on leur a imposé des visites de conseillers pédagogiques, on leur a refusé des demandes de formation et on leur a assuré que « Montessori, c’est une pédagogie pour les enfants de bourgeois » (ce qui voudrait dire que les méthodes de l’école traditionnelle sont populaires, les inspecteurs ont un grand sens de l’humour).

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Montessori, une pédagogie terrifiante (Attention, ces images peuvent choquer les défenseurs de l’Éducation Nationale)

Or cet argument ne tient pas car l’école que je suis allée voir accueille justement des enfants majoritairement issus de milieux populaires. C’est ce qu’ont entrepris de démontrer Claire et Gabrielle : après avoir financé elles-mêmes leur formation officielle Montessori, elles ont mené divers projets pour solliciter des subventions afin d’acheter le matériel (chez Montessori, tout coûte cher).

Plus que les critiques non-fondées adressées à cette pédagogie, ce qui m’intéresse c’est la vision de l’enfant et de l’apprentissage qu’elle prône. Ceci dit, cette question fait également polémique ; les différentes interprétations de l’œuvre de Maria Montessori s’affrontent comme un débat religieux sur la signification de la Bible. Les deux enseignantes de l’école affirment leur distance par rapport à l’institution Montessori qui définit sa méthode de façon stricte, et se revendiquent d’une méthode Montessori ouverte. Mon passage dans leurs classes m’a permis de mieux cerner les caractéristiques de ce courant éducatif et surtout de réfléchir à la notion d’autonomie, un mot qu’on invoque de tous côtés mais qui est entouré par un halo de définitions changeantes.

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Dans une classe Montessori, les enfants travaillent en ateliers individuels où ils utilisent un matériel prédéfini visant un apprentissage précis. Les classes de Claire et Gabrielle sont multi-âges : 25 enfants de 3 à 6 ans cohabitent dans un espace où tout se trouve sur de petites étagères, à leur portée.

« La classe est pensée pour que l’enfant puisse être autonome, c’est-à-dire aller chercher le matériel et l’utiliser sans adulte. »

Il y a plusieurs âges et donc plusieurs niveaux, le matériel est rangé par ordre de difficulté croissante de gauche à droite pour que les enfants puissent s’y retrouver. Les enfants prennent le matériel qui correspond à leur envie et à leur progression et ils vont s’installer sur une table ou bien par terre sur un tapis. Lorsqu’un enfant veut découvrir un nouvel atelier, il doit demander à l’enseignant-e de lui montrer comment l’utiliser.

« Quand un enfant prend un matériel qu’il n’a encore jamais utilisé, je lui montre et je peux vraiment être disponible pour lui, ce qu’en collectif on ne peut pas faire. »

Aujourd’hui, Enzo, moyenne section, amène à Gabrielle le matériel de phonologie avec lequel il va apprendre à mémoriser le son des lettres. Gabrielle lui montre les étapes : elle désigne la lettre, prononce le son, passe son doigt dessus, puis elle lui propose de faire la même chose. Une grande concentration marque ces temps de découverte guidés, l’adulte prend le temps de répéter pour s’assurer de la compréhension de l’enfant. Une fois qu’il a compris l’utilisation du matériel, Enzo pourra continuer à s’entraîner quand il le souhaite, seul ou avec d’autres, pour consolider sa nouvelle connaissance.

A la fin d’un atelier de découverte, Claire et Gabrielle concluent toujours ainsi : « Bravo, aujourd’hui tu as appris… » Elles évaluent la progression de chaque enfant à l’aide d’une application sur tablette, en prenant en photo les enfants qui ont réussi un nouvel atelier et en validant la compétence liée. Cela permet une évaluation positive qui mesure uniquement les progrès et non les échecs.

L’un des principes fondamentaux de la pédagogie Montessori est que tout enfant dispose d’un plein potentiel de développement. Le rôle de l’éducateur-trice est de faire émerger ce potentiel. Force est de constater que les potentiels révélés par ce fonctionnement sont impressionnants : les élèves de Claire et Gabrielle sont pour la plupart plus avancés que la norme de leur classe d’âge. Lorsqu’on travaille en collectif, on a toujours certains élèves, plus lents, qu’on laisse derrière et d’autres, qui ont déjà compris la notion avant même qu’on leur explique, qui s’ennuient ; ici chacun a la possibilité de travailler à son rythme sur des apprentissages qui correspondent à son niveau. Dans un coin de la classe, Ilyès, 4 ans, s’épanouit en apprenant un vocabulaire géographique complexe (la différence entre une péninsule et un golfe entre autres) et en étudiant le globe sous tous ses recoins. De l’autre côté, une petite section découvre les nombres jusqu’à 5 tandis qu’un garçon de grande section représente 7352 avec des blocs de perles et décompose le nombre à l’oral. Gabrielle commente :

« Selon les programmes, je devrais lui demander de compter jusqu’à 30 et de dénombrer jusqu’à 10. Mais là il est en train de poser l’addition 1241+2324 avec du matériel. »

Ici, les attendus des programmes sont considérés comme un minimum car chacun les fait à son rythme et finit souvent par les dépasser ; le matériel Montessori est d’une redoutable efficacité. Toutefois, tout n’est pas individuel : il est 10h20, une petite fille sonne la cloche, on range et on se rassemble sur l’ellipse tracée au sol pour quelques chansons et rituels collectifs.

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Atelier individuel de géographie

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Quand je discute de pédagogies alternatives avec mes conducteurs en stop, le nom de Montessori est celui que la plupart des gens connaissent. L’explication tient au fait que, loin du matériel spécifique créé par la pédagogue italienne Maria Montessori, il existe aujourd’hui un business fleurissant qui consiste à apposer le label Montessori à absolument n’importe quoi. Les enfants ont pu recevoir à Noël cette année des « livres de recettes Montessori », des « figurines Montessori », des « imagiers des animaux Montessori ». Je me souviens même d’une pub dans le métro parisien qui vantait récemment les mérites des « babysitters Montessori »… On touche à l’absurde.

Pourtant, aucun de ces objets ne présente les caractéristiques du matériel Montessori, qui a deux dimensions : il est didactique car il vise un apprentissage précis et il est sensoriel car il sollicite les sens de l’enfant. Ma première impression en entrant dans la classe a été de m’émerveiller devant le matériel si harmonieusement rangé et organisé. La manipulation est agréable et rend les apprentissages attractifs. Pour apprendre à compter, on commence par ranger des barres colorées de la plus grande à la plus petite, puis on passe son doigt sur des chiffres rugueux et finalement on apprend à représenter des grandes quantités avec des blocs de perles oranges. Pour apprendre à écrire, on repère d’abord les syllabes des mots à l’aide de figurines et de dessins, puis on apprend le son des lettres (le son, pas le nom, on dit par exemple : « cette lettre chante rrr… ») en repassant les lettres rugueuses et on en arrive à assembler les petits objets en figurines aux lettres (« le sapin à côté de la lettre qui chante sss… ») et à écrire ses premiers mots quand on connaît les sons. Tout est manipulable et donc concret.

« Dans l’école traditionnelle, les apprentissages sont rapidement abstraits alors que les enfants ont encore besoin de manipuler. »

Et certains en auront besoin plus longtemps que d’autres ; c’est la révolution que permet le matériel Montessori : chacun peut trouver sa propre façon d’apprendre.

Parallèlement, l’environnement de la classe favorise les expériences sensorielles multiples. Chez Claire, Lindsay casse une noix sur une table dans le couloir et goûte méthodiquement chaque morceau de fruit et de coque pour savoir ce qui se mange. On goûte de la crème de marron à la cuillère avant d’aller en récréation.

« Viens voir Lola, dans la cour on a un élevage d’escargots et ils ont pondu des œufs. »

Pour Montessori, le jeune enfant est un être d’action et il faut encourager son élan naturel à vouloir apprendre à faire seul les choses. On accorde une grande importance aux activités pratiques qui vont le rendre plus autonome dans son environnement : mettre ses chaussures, ouvrir et fermer une porte, se moucher, balayer, éponger, plier, verser, etc. Même si elles peuvent sembler évidentes, ces compétences ne le sont pas du tout pour des maternelles. Une fois que l’enfant les a acquises, on fait confiance à sa prudence et son adresse : il y a un atelier autonome Montessori « allumettes » ! La vie quotidienne donne aussi des occasions de développer ces compétences ; à l’atelier peinture, j’entends par exemple Emma, une grande section, dire à une petite :

« Je vais te montrer comment on lave le pinceau. »

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Atelier nombres rugueux

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Au Moyen-Âge, on voyait l’enfant comme un adulte miniature. Au contraire, la méthode Montessori considère l’enfant comme un être spécifique. Mais, loin d’être des « enfants rois », les élèves des classes de Claire et Gabrielle sont autonomes et confiants, ils ont été éduqués pour affirmer leur individualité et ne pas accepter qu’on leur donne des ordres. Néanmoins, on ne prône pas l’individualisme, le travail à plusieurs et l’entraide sont valorisés, comme le rappelle Gabrielle :

« Notre rôle est que les enfants apprennent à considérer l’autre comme une source de savoir et d’aide. »

Même si la pédagogie Montessori différencie clairement le statut de l’adulte de celui de l’enfant, Claire et Gabrielle montrent un grand respect pour chacun de leurs élèves. Jamais aucune d’entre elle ne crie, ne force un enfant à faire quelque chose ni ne fait des reproches à un enfant qui a fait une erreur. Un matin, un élève fait tomber une caisse de perles qui s’éparpillent aux quatre coins de la classe (en maternelle, un objet tombe environ toutes les 30 secondes). Il pourrait s’attendre à une réprimande mais Gabrielle va tranquillement lui montrer comment les ramasser et, comme il ne dérange pas une activité collective, ça n’a pas d’importance. Claire m’explique d’ailleurs :

« La règle, c’est de ne pas déranger, ou le moins possible, un enfant qui est concentré sur une activité. »

D’un autre côté, le niveau d’exigence est important : on attend des enfants qu’ils deviennent naturellement calmes et qu’ils aillent d’eux-mêmes vers les activités proposées. Je le constate : les enfants en activité sont souvent posés et très méticuleux dans leurs gestes. Un petit garçon de quatre ans passe plus de quinze minutes à tamiser consciencieusement de la farine à l’atelier « transvasement » ! Toutefois, 25 enfants libres de leurs mouvements partagent l’espace de la classe et le niveau sonore est par moments joyeusement bruyant sans que cela ne soit réellement dérangeant. Cela questionne Claire et Gabrielle car, chez Montessori, on vend une vision qui me semble idéalisée d’enfants sereins et réfléchis en permanence. Mais la réalité est autre : la soif de vie et d’exploration du monde qu’ont les enfants ne s’exprime pas toujours dans le calme !

La haute idée de l’enfant et de l’éducateur-trice défendue par l’institution Montessori met une pression sur les enseignants. Gabrielle rit gentiment lorsque j’évoque avec ironie la vision stéréotypée de la maîtresse décrite par Maria Montessori (j’ai le souvenir très net de m’être étranglée dans la bibliothèque de l’ESPE il y a quelques années à la lecture de ce passage) :

« La maîtresse, en tant qu’élément de l’ambiance, doit être, elle aussi, attrayante, jeune de préférence et belle, habillée avec goût, être soignée, gaie et digne tout en restant gracieuse. »

La pression est d’autant plus importante dans ces classes où les conditions ne sont pas les mêmes que dans les écoles Montessori privées. Au lieu d’être deux éducateurs-trices pour quinze enfants, Claire et Gabrielle sont chacune en charge de 25 élèves avec une ATSEM à mi-temps. Chez Claire, un enfant autiste qui attend une place en hôpital de jour court partout et dévaste la classe en permanence, ce qui est particulièrement frappant dans l’univers montessorien bien rangé. Montessori part du postulat que le matériel va rendre l’apprentissage totalement naturel. Mais Gabrielle reconnaît par exemple qu’il faut parfois aller chercher les enfants pour les amener vers les activités, là où les formateurs Montessori diraient que les enfants y vont d’eux-mêmes.

« C’est vrai qu’il y a un peu de publicité mensongère. »

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Entraide grande section – petite section

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Par opposition à d’autres courants pédagogiques comme le mouvement Freinet qui refuse de se définir comme une méthode, la pédagogie Montessori me semble extrêmement codifiée. En effet, Maria Montessori était une scientifique (l’une des premières femmes médecins en Italie) et elle a conçu un matériel ayant une fonction précise. On ne peut pas l’utiliser n’importe comment, on ne peut pas jouer avec. Ce matériel est pensé comme scientifique, Claire m’explique par exemple que le petit pichet de l’atelier transvasement ne pourrait pas être plus grand ou plus petit :

« Maria Montessori a essayé toutes les tailles de pichets jusqu’à trouver celle qui correspond parfaitement aux enfants de 3-6 ans. »

Je reste sceptique par rapport à cette idée de fondement scientifique du matériel qui lui donne un caractère définitif. Méfiante vis-à-vis de la notion de méthode, je suis en accord avec Freinet lorsqu’il écrit :

« Il n’y rien de plus dangereux qu’une méthode qui se fixe, qui se fige dans sa forme, et qu’un auteur qui tient pour intangible son système ’’breveté’’ ».

La pédagogie Montessori refuse de faire des leçons collectives et reconnaît que chaque classe est nécessairement hétérogène ; c’est déjà une révolution importante. Claire l’affirme :

« Je ne travaille pas pour préparer mes élèves au CP. Je crois qu’on pense à l’envers en disant ça. »

Mais on reste tout de même dans un apprentissage programmé. Même si chacun va pouvoir faire les programmes à son rythme et choisir son travail, le cadre est restreint, tout est anticipable. Claire et Gabrielle prévoient d’ailleurs ce qu’elles vont proposer aux enfants puisque le travail de l’enseignant consiste à savoir quand un enfant est prêt pour un apprentissage. C’est à mon sens le côté peu subversif de Montessori : on ne remet pas en cause les programmes, on vise l’excellence avant de viser l’épanouissement ou la liberté. A l’inverse, l’objectif premier de la pédagogie Freinet est l’émancipation (et cela passe avant n’importe quel objectif de connaissances scolaires) : on ne donne pas un cadre tout fait aux enfants, on leur permet de le construire eux-mêmes.

Je suis convaincue de l’efficacité indéniable du matériel Montessori. Mais, s’il est important que les enfants demandeurs aient accès à un matériel didactique de qualité, il me semble dangereux d’envisager qu’il puisse être figé. Et surtout, l’environnement de la classe ne peut pas être réduit à ce matériel ! La société actuelle n’étant plus celle de Maria Montessori, née en 1870, comment imaginer un matériel figé dans un monde en évolution ? Montessori oublie l’importance du jeu libre, non programmé, pour le développement de l’enfant. Claire et Gabrielle se détachent de cette idée insensée et totalitaire selon laquelle les enfants seront épanouis en ne faisant rien d’autre que de travailler avec le matériel Montessori :

« Nous avons choisi de laisser des jeux de société, des kaplas. Nos classes sont d’inspiration Montessori mais elles ne sont pas reconnues par l’institution Montessori. »

Céline Alvarez revendique elle aussi son choix d’ouvrir la classe à d’autres matériels et de rompre avec la rigidité de l’institution Montessori (ceci dit l’enthousiasme qu’elle m’évoquait étudiante s’est un peu calmé : entre temps elle est partie dans des délires spirituels sur l’enfant en oubliant au passage toute la dimension politique de l’éducation). Gabrielle attire mon attention sur un écrit de Maria Montessori qui, peu avant sa mort, rappelle que son travail doit continuer à se développer et qu’il serait dangereux de le figer :

« Tout reste à écrire. »

Le débat d’interprétations reste ouvert…

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Un matériel non-homologué Montessori

Quelques photos supplémentaires :

Il y a une réelle beauté de la classe Montessori, si organisée et si logique. Il me paraît aberrant qu’en 2018 l’Éducation Nationale continue de rejeter un fonctionnement pourtant bien plus en adéquation avec les mécanismes d’apprentissage des enfants qu’une classe de maternelle traditionnelle.

Finalement, qu’est-ce que l’autonomie chez Montessori ? A mon sens, Claire et Gabrielle forment des enfants autonomes selon la définition « je fais tout seul », « je vais à mon rythme », « je choisis mon activité ». Mais, si on suit une interprétation stricte de Montessori, l’autonomie ne peut s’exercer que dans un cadre limité. Je reste opposée à l’idée d’une pédagogie qui se pense universelle et intemporelle. Personnellement, je choisis de croire que Maria Montessori aurait voulu éviter qu’on sclérose sa pédagogie en la définissant en tant que méthode et je soutiens que ces deux enseignantes, qui tiennent tête à la fois au ministère et à l’institution Montessori, ont décidément bien du mérite.

« L’enfant est le constructeur de l’homme et par là même de la société. (…) Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde avec lui. »

Maria Montessori

« Nous avons soustrait de la proposition Montessori ce qui ne semblait pas ou plus adapté. (…) Nous avons proposé d’autres activités (…) telles que Kaplas, puzzles, jeux de constructions, perles, jeux de société, etc… Ce que la pédagogie Montessori officielle n’autorise pas : elle impose une liste stricte de matériels avec laquelle aucun autre ne peut cohabiter. (…)

Nous avons ajouté de la vie, de la spontanéité, de la joie et son corollaire : le bruit causé par les éclats de rire et les nombreux échanges entre jeunes enfants ! »

Céline Alvarez

En bonus : le test de ParentsProfs « Es-tu vaginale ou montessorienne ? » 🙂

(Merci à mes parents pour leurs relectures !)

Des questions sur le fonctionnement de cet établissement ou sur la pédagogie Freinet ? Un retour positif ou négatif sur l’article ? L’espace de commentaires en-dessous sert à ça !